Retourner au travail après un accident ? Restez calme et suivez les nouvelles mesures des normes du travail !

Comme l’affirmait un spécialiste de l’informatique qui voulait souligner l’importance de la prévention : ne te demande pas SI ton ordinateur va se briser, mais plutôt QUAND. On peut appliquer le même adage au personnel dentaire : ne vous demandez pas SI vous vous blesserez un jour, mais plutôt QUAND.

« Les intervenants en soins dentaires, qu’ils soient dentistes, hygiénistes dentaires ou assistant.es, présentent des risques très importants de troubles musculo-squelettiques (TMS) au dos, au cou, aux épaules, aux coudes et aux poignets. Ces problèmes s’expliquent par les exigences reliées aux gestes professionnels et par les contraintes de postures de travail propres à ces métiers. » (Source : asstsas.qc.ca)

Ces blessures sont causées par la répétition d’un mouvement anodin, mais inadapté pour le corps. Celui-ci compense jusqu’à un point de rupture. À ce moment, on n’a plus le choix : il faut rencontrer son médecin et prendre le temps de guérir ou à tout le moins, diminuer la douleur. Pour éviter d’en arriver là, il est primordial de bénéficier dès que possible des bons outils, de chaises ergonomiques, d’adopter des postures adéquates, de prendre des pauses régulières, etc. Nous en reparlerons dans un autre article.

Saviez-vous qu’il existe, depuis octobre 2022, de nouvelles mesures concernant le retour au travail à la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) ? Ces mesures incluent notamment des moyens pour faciliter la réintégration à l’emploi des travailleuses et travailleurs ayant subi une lésion professionnelle, tels que l’assignation temporaire, la réadaptation et la recherche d’emploi.

L’assignation temporaire

Vous vous êtes blessé.e au travail ? Votre employeur doit dorénavant utiliser le nouveau formulaire d’assignation temporaire, accessible sur le site Web de la CNESST, pour vous réintégrer lorsque vous êtes incapable d’accomplir vos tâches courantes, ou d’en soutenir le rythme, l’intensité ou la charge en raison d’une lésion professionnelle.

Au moyen de ce formulaire, votre employeur pourra soumettre une ou deux propositions d’assignation temporaire à votre professionnel.le de la santé traitant. Ce dernier indiquera sur le formulaire son avis sur la ou les propositions d’assignation temporaire. Par ailleurs, votre employeur pourra obtenir un soutien financier lorsqu’une assignation temporaire comporte un horaire à temps réduit.

La réadaptation

La CNESST pourra maintenant vous accorder des mesures de réadaptation permettant de renforcer votre capacité à reprendre graduellement les tâches de votre emploi ou pour favoriser votre réinsertion sociale, comme l’adaptation de votre domicile, de votre véhicule ou d’un équipement de loisir. La CNESST assumera le coût des mesures de réadaptation qui seront mises en place.

L’obligation d’accommodement

Votre employeur devra vous réintégrer dans sa clinique lorsque vous redevenez capable d’exercer un emploi, malgré l’expiration de votre droit au retour au travail*.

*À moins d’une contrainte excessive, votre gestionnaire devra aussi collaborer avec la CNESST, en lui permettant d’accéder aux postes de travail dans son cabinet et en lui fournissant les renseignements nécessaires à la détermination de votre capacité à exercer un emploi. De plus, vous pourriez bénéficier d’un retour progressif chez votre employeur lorsque vous redevenez capable d’exercer un emploi.

En résumé, la CNESST souhaite accompagner davantage l’employeur et son employé lors du retour au travail de ce dernier, afin que chacun y trouve son compte. Le soutien pourra être assorti d’une aide financière selon la situation. Une fin heureuse à cette problématique complexe !

Vous voulez en apprendre plus sur le sujet ? Consultez : De nouvelles mesures en lien avec la réintégration au travail entreront en vigueur le 6 octobre 2022 | Commission des normes de l’équité de la santé et de la sécurité du travail – CNESST (gouv.qc.ca)